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Margaret GillisProfil : Margaret Gillis

Respecter nos aînés : Margaret Gillis prévoit un avenir prometteur

Margaret Gillis a fait du Canada un endroit où il fait bon vivre pour les personnes âgées.

Margaret était directrice de la Division du vieillissement et des aînés de l’Agence de la santé publique du Canada. Le travail de Margaret revêt une nouvelle importance à cause du nombre croissant de personnes âgées au Canada.

« J’ai les soins de santé à cœur, affirme Margaret. J’ai travaillé à divers endroits, mais j’ai toujours voulu m’occuper de la santé ».

Des villes qui « vieillissent » bien

L’initiative « Villes-amies » des aînés est l’un des projets les plus importants de Margaret à ce jour. Il s’agit d’un projet d’envergure mondiale lancé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour améliorer la qualité de vie des aînés dans les milieux urbains grâce à la création d’un guide complet destiné aux villes. Quatre villes canadiennes y ont participé.

« Nous trouvions que l’initiative était une très bonne idée, déclare Margaret. À notre avis, elle cadrait bien avec notre travail à l’Agence.

L’OMS a parlé directement aux personnes âgées à travers le monde. Nous leur avons demandé ce qui leur permettrait de vivre en sécurité dans leurs villes. Nous avons cherché les enjeux communs aux aînés à l’échelle mondiale.

Ensuite, dit Margaret, nous avons établi des partenariats avec les provinces afin de poser les mêmes questions dans plusieurs villes canadiennes ».

Le programme « Villes-amies » des aînés poursuit différents objectifs, notamment améliorer les soins de santé, faciliter l’accès aux édifices publics et promouvoir le respect de l’autonomie des aînés.

L’OMS a utilisé toutes les données pour créer un guide spécial à l’intention des villes. « Le guide traite de divers sujets comme l’aide que les chauffeurs d’autobus apportent aux personnes âgées ou des bancs où les gens peuvent se reposer lorsqu’ils font leurs courses en ville, déclare Margaret. N’importe quelle ville au monde peut utiliser le guide ».

Se préparer pour le pire

De plus, le Canada est un chef de file mondial en matière de mesures d'urgence adaptées aux aînés grâce encore une fois à Margaret et à son équipe, qui ont participé à l’élaboration d’un plan innovateur de sensibilisation et de préparation aux situations d'urgence.

« Il traite de divers sujets,
comme l’aide que les
chauffeurs d’autobus
apportent aux personnes
âgées. »

« Nous remarquions des tendances, se rappelle Margaret. Les situations d’urgence touchaient les gens âgés de manière disproportionnée. Les événements du 11 septembre en furent un exemple flagrant.

Il y avait beaucoup de programmes destinés aux enfants, mais très peu à l’intention des gens âgés. Pourtant, ils sont souvent confrontés aux mêmes défis ».

Deux raisons ont motivé la création du nouveau programme, explique-t-elle. « Tout d’abord, nous voulions demander à des gens âgés de nous aider. De plus, les aînés ont énormément à donner ».

En 2006, Margaret acceptait un prix remis par Sa Majesté la Reine pour souligner le leadership du Canada sur la scène internationale en matière de protection civile et lorsqu’il est question d’aînés.

La sécurité chez soi

La Division de Margaret a aussi connu du succès avec sa brochure destinée aux aînés, intitulée Chez soi en toute sécurité : guide de sécurité domestique à l'intention des personnes âgées. La brochure est simple mais instructive. Elle propose des moyens de rester en santé, de surveiller la prise de médicaments et d’adapter un logement aux besoins particuliers des aînés.

Parmi les 1 200 projets soumis dans le cadre d’un concours qui se déroulait au Canada et aux États Unis, cette brochure a obtenu le prix d’argent.

Se remémorant sa carrière dans la fonction publique, Margaret déclare qu’elle a beaucoup aimé œuvrer dans le domaine de la santé.

« J’ai adoré ce travail, dit-elle. C’était un véritable plaisir et l’équipe était merveilleuse. Somme toute, ce fut une expérience du tonnerre ».

 


  • Suivant : Sandra Ginnish déclare : « Je croyais qu’à titre de membre des Premières nations, il valait mieux travailler de l’intérieur pour améliorer la situation. »
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