SCT > c’est ma journée > Printemps 2008 > Profils > Florence Chumpuka
Marlene Elliott avait toujours aspiré à une carrière dans le domaine de l’exécution de la loi.
Profil : Florence Chumpuka Le cheminement professionnel de Florence Chumpuka est loin d’être linéaire. Il est plutôt parsemé de hauts et de bas, et s’est déroulé sur deux continents. En rétrospective, elle est fière de ses réalisations.
Florence Chumpuka, avocate-conseil accomplie à la Section des politiques de droit public du ministère de la Justice du Canada, pratique le droit depuis 27 ans. Le cheminement professionnel de Mme Chumpuka est loin d’être linéaire, mais plutôt parsemé de hauts et de bas, et s’est déroulé sur deux continents. Elle fait un retour sur ses réalisations et elle est fière de ce qu’elle a accompli.
Originaire de la Zambie, une ancienne colonie britannique, Florence a étudié le système de common law et obtenu son baccalauréat en droit, de même qu’un certificat en exercice du droit, en 1980. Alors qu’elle occupait un poste de conseil parlementaire à l’Assemblée nationale zambienne, elle a obtenu une bourse d’études et s’est inscrite à l’Université d’Ottawa, où elle a obtenu un certificat en rédaction législative en 1986. En 1989, elle a décidé de déménager au Canada. À son arrivée, elle a suivi le processus d’accréditation auquel tous les avocats étrangers doivent se soumettre avant de pouvoir devenir membres du Barreau du Haut-Canada. Elle se rappelle : « J’ai relevé des défis personnels en ce qui concerne les coûts et le stress liés à un équilibre souhaitable entre le travail, les études et les responsabilités monoparentales. Aujourd’hui, en rétrospective, j’ai peine à croire que j’ai su naviguer avec succès à travers trois institutions différentes pour satisfaire à toutes les exigences avant d’être appelée au Barreau, cinq ans plus tard. »
La carrière de Mme Chumpuka lui a permis de servir le public en un certain nombre de différentes qualités, en étant d’abord à l’emploi du gouvernement provincial de l’Ontario de 1990 à 1994, à titre de conseillère spéciale au Cabinet du ministre et de Procureur général de l’Ontario. Elle a également agi à titre de poursuivante provinciale.
Elle est d’abord entrée au service du gouvernement du Canada en 1997 en tant que conseillère en politiques à la Direction des services médicaux de Santé Canada. Par la suite, elle a été avocate-conseil aux Services juridiques de Santé Canada.
Sa carrière compte une participation particulièrement mémorable devant les Nations-Unies, en 2002, afin de présenter le rapport canadien sur le respect des conditions liées à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CIEDR).
Au ministère de la Justice du Canada, Florence Chumpuka est l’une des initiatrices et coprésidentes de JustAccessJuste, un groupe de soutien pour les membres désignés du groupe d’équité en matière d’emploi. Son objectif est de promouvoir la diversité au ministère de la Justice. « Je crois fermement que la justice doit refléter la diversité de la population, parce que nous apportons tous une orientation particulière aux différents domaines de notre travail, et une précieuse expérience qui enrichit notre travail au Ministère. »
De 2005 à 2007, Mme Chumpuka a été affectée au programme « Carrière en mouvement » au Bureau du Conseil privé (BCP). Elle a qualifié cette expérience de stimulante et de très valorisante. À titre de conseillère principale en matière de politiques, le gouvernement du Canada lui a attribué une distinction particulière pour sa contribution au Bureau du Conseil privé pour l’appui et les conseils fournis sur des questions liées au privilège du premier ministre de procéder à des nominations de charges publiques et à des commissions et organismes.
En tant qu’avocate-conseil à la Section des politiques du droit public, Florence fournit des conseils en matière de politiques au ministre, au sous-ministre, et aux organismes centraux. Elle répond aux nouvelles questions en matière de politiques de droit public, particulièrement dans le cadre de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Elle est passionnée par son travail et fière que son emploi contribue à ce que tous les Canadiens jouissent d’une protection en matière de droits de la personne.
De plus, son engagement s’étend jusqu’à la collectivité, où elle est l’avocate-conseil d’un organisme à but non lucratif appelé African Diaspora Association of Canada (ADAC), qui aide à promouvoir les droits de la personne, à réduire la pauvreté et à mettre de l’avant la justice sociale en Afrique.
Après avoir su composer avec un déménagement de l’autre bout du monde, le travail, les études, la famille, et une nouvelle carrière, Florence Chumpuka affirme qu’elle est très fière de ce qu’elle a accompli par le travail acharné et la persistance. « À tous ceux et celles qui sont dans même situation, je les encourage à persévérer », ajoute‑t-elle, le sourire aux lèvres.
